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Vendredi, 28 Juillet 2017

Saint-Nicaise

•  StNicaiseLa ville de Rouen envisage de démolir le presbytère de l’église Saint-Nicaise… pour y placer une grue chargée d’extraire par l’extérieur les cloches du clocher…


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Editorial 2017

du bulletin de la Société des Amis des Monuments Rouennais :fouille

• La restauration annoncée de l’Aître Saint-Maclou, qui avait tenu notre association en éveil tout au long de la dernière année, trouve encore un écho dans ce numéro avec les conférences prononcées en novembre dernier par Lucien-René Delsalle et Guy Pessiot, précisant son usage funéraire et situant son esthétique macabre, qu’il était indispensable de publier. Depuis, tout un diagnostic archéologique, architectural et artistique a pu être établi, dont les auteurs ont donné un compte rendu détaillé lors d’une séance publique dans la Salle des Etats. Nous retiendrons plus encore, car offerte spécialement aux A.M.R. par la Métropole, la magistrale présentation le 5 mai dernier par l’architecte en chef Richard Duplat, désormais en charge du projet de restauration, de l’état de la question escapeet des perspectives concrètes de réalisation. Celles-ci nous ont paru plutôt rassurantes, écartant ou ramenant à des proportions raisonnables certaines propositions initiales qui avaient suscité beaucoup d’inquiétude 1.

• Il convient néanmoins de rester vigilants quant à l’usage qu’on fera des lieux. L’Aître a été pendant plusieurs siècles un cimetière et il le reste, comme le prouvent les fouilles récentes trouvant maints ossements. Il a servi ensuite, à divers titres, de lieu d’enseignement. Mais jamais ses galeries n’ont abrité de commerces. Gardons-nous donc d’aller au-delà d’une double vocation consacrée par l’histoire. Et, plus généralement, affirmons ce principe : s’il est bien légitime pour solferinoune cité bénéficiant d’un riche patrimoine d’en tirer un profit notamment touristique – ce qui d’ailleurs justifie d’autant plus qu’on en assume le bon entretien et les nécessaires restaurations –, on ne saurait marchandiser les Bératmonuments eux-mêmes qui doivent rester exempts d’objectifs mercantiles ou d’initiatives qui en trahiraient l’esprit. N’en a-t-on pas, précisément, un fâcheux exemple avec le Donjon, classé, rappelons-le, dès 1840 monument historique, tout à la fois comme vestige du château de Philippe Auguste et en tant qu’édifice lié au souvenir de Jeanne d’Arc, qui mériterait un sort plus digne que de servir de cadre à un «Escape Game», même inspiré de références médiévales ?Verdrel

• Plus positivement, évoquons au titre de l’année 2017 le grand chantier du square Verdrel, site cher aux Rouennais, riche d’arbres remarquables et de statues d’illustres. Si l’on a pu s’en inquiéter au début faute d’informations suffisantes, l’avancement des travaux et l’enlèvement des palissades qui les cachaient montrent qu’on revient progressivement aux traits initiaux du « jardin Solferino », tels qu’on les retrouve sur les lithographies du Second Empire Maurois: larges allées, gazons, sans les buissons incontrôlés qui avaient fini par poser problème.

• Les A.M.R. ont noté aussi l’intention de la Métropole, désormais propriétaire des lieux, de réhabiliter, face au Muséum et au musée des Antiquités, les bâtiments en déshérence qui avaient abrité naguère la première amorce d’enseignement universitaire à Rouen. Faut-il rappeler que dès 2000, un bulletin spécial de notre Commission de sauvegarde 2 avait soulevé le problème et proposé des solutions ? Faisons le voeu que celles-ci soient retenues et que l’on n’oublie pas le bâtiment à péristyle de l’ancienne Ecole de Médecine, exemple intéressant (1856) de l’architecture néo-classique du milieu du XIXe siècle.

MauroisNous sommes une association qui travaille. La grande enquête engagée il y a plus d’un an par toute une équipe d’A.M.R. dont il faut saluer l’oeuvre bénévole va déboucher incessamment sur la publication d’un nouveau livre (cliquez ci-contre à gauche). Après les précédents Cahiers consacrés aux Hôtels particuliers, aux Demeures du XIXe siècle et enfin aux Maisons à pans de bois, qui embrassaient l’ensemble de l’habitation civile rouennaise, il convenait de se pencher sur le patrimoine religieux, si riche en notre ville, et de fournir enfin l’ouvrage d’ensemble qui jusque là manquait. Eglises et chapelles de Rouen, un patrimoine à (re)découvrir : tel est le titre de ce livre qui vous sera très prochainement proposé, oeuvre de quinze auteurs ou photographes connus pour leur compétence et leur talent. Un recueil très abondamment illustré qui, nous l’espérons, fera date, offrant une documentation jusqu’alors dispersée ou inaccessible, révélant des trésors par trop méconnus, mais appelant aussi à d’indispensables efforts tant de restauration que d’ouverture aux visiteurs de ces édifices trop souvent fermés

Bonne rentrée A.M.R. à tous !

Jean-Pierre CHALINE
président des Amis des Monuments Rouennais

 

Dernière minute

• Début juin, une lettre de la Mairie annonçant une limitation sévère des horaires d’ouverture de quatre monuments majeurs – Saint-Ouen, Saint-Maclou, Sainte-Jeanne d’Arc, Gros-Horloge – a suscité une grande émotion chez tous les amis du patrimoine et tous ceux qui ont la charge de le faire découvrir à nos visiteurs. Une pétition, à laquelle nous nous sommes associés, a réuni dès les premiers jours de sa mise en ligne quelque mille signatures, et notre Conseil d’administration, unanime, a écrit à M. Yvon Robert pour lui demander de revenir sur cette décision (cliquez ici pour télécharger la lettre ci-jointe).

• Face à ce mouvement de protestation, M. Guy Pessiot, président de l’Office de Tourisme, a annoncé lors d’une réunion tenue le 28 juin que cette décision était suspendue et reportée sine die en attendant de trouver des solutions satisfaisantes. Une mesure propre à apaiser les esprits, mais au moment où nous imprimons ce Bulletin, le problème demeure.

fermeture

 

Notes :
1. Renvoyons pour cela à notre Bulletin 2016, qui pose le problème et relate nos interventions.
2. Le sujet est repris dans une conférence du Bulletin de 2004.