| révision du P. L. U. de Rouen |
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Certes, les deux premières clauses envisagées :
- lorsque la démolition est le seul moyen de mettre fin à la ruine du bâtiment ;
- lorsque la démolition concerne des adjonctions de mauvaise qualité portant atteinte à ses qualités architecturales, historiques ou paysagères
sont effectivement acceptables (encore que se pose le problème d’une ruine due à un abandon volontaire par le propriétaire) ;
La troisième clause, ouvrant la possibilité nouvelle de démolition lorsqu’elle est rendue nécessaire par la réalisation d’un bâtiment nouveau, ne saurait en revanche être admise, car elle permet en fait d’éliminer tout bâtiment ancien, la clause de préservation ou reconstitution des éléments fondant les qualités architecturales, historiques ou paysagères n’imposant en réalité que de conserver quelques détails du bâtiment détruit – tels un fronton, une sculpture, une plaque commémorative – ou, pire encore, de n’en faire qu’un vague pastiche. Cette nouvelle possibilité de démolir est en complète contradiction avec le principe affirmé (6e orientation, par.1) de privilégier la réutilisation des bâtiments de grande qualité ou jugés comme les plus représentatifs d’une époque ou d’une catégorie patrimoniale.
Rappelons que cette maison, pleinement représentative d’une époque et d’une catégorie patrimoniale, a déjà fait l’objet de deux refus d’un permis de démolir. La ville de Rouen ne saurait aujourd’hui se déjuger, et l’on ose croire qu’une révision de la règle commune n’a pas pour but de satisfaire un intérêt particulier. [Articles UB11-UC11-N11 - Paragraphe D - Bâtiments d’intérêt patrimonial] |
Dans le nouveau règlement du P.L.U. approuvé par le conseil municipal du 27/01/2012, les A.M.R. s’inquiètent des clauses relatives à l’éventuelle démolition, partielle ou totale, d’un bâtiment retenu dorénavant comme d’intérêt patrimonial …
C’est précisément le cas avec la belle demeure XIXe siècle de la rue Octave-Crutel, la plus remarquable de toute la rive gauche, dont la structure et le décor sont en parfait état, à l’exception des ouvertures dont l’abandon de fait depuis des années a permis la dégradation.